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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation YONNE 89 - Bourgogne -
-Association reconnue d'utilité publique-
   
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::SUJET::   Demande de conseils pour accompagner mon épouse paranoïaque vers des soins



SUJET : Demande de conseils pour accompagner mon épouse paranoïaque vers des soins
Envoyé par Chryo le 01/05/16 à 14:52 depuis le site www.unafam11.org (répondre)

Jacques,

Encore 2/3 améliorations/corrections dans mon article. Merci éliminer le précédent en ligne et sans réponse pour le moment.

Merci, cdlt.,

Chryo

Ce message pour des conseils pour accompagner mon épouse paranoïaque vers des soins.

Présentation/rappel de notre situation :

Il y a 10 ans, après la naissance de notre fils le second de nos enfants, je m’inquiète des comportements de mon épouse, sans à l’époque pouvoir les caractériser (je suis convaincu aujourd’hui qu’elle souffre de paranoïa, mais n’étant pas professionnel bien évidemment je ne peux affirmer avec certitude la nature exacte de ses troubles).

Il y a 5 ans, le partage de délires (cela commence par les écoutes à notre domicile) me confirment que ces troubles semblent relever de la paranoïa.

Il y a 4 ans les crises s’intensifient, elle devient violente surtout avec moi mais aussi quelques incidents avec d’autres personnes de notre entourage : éclats de voix, insultes, bousculades, rupture avec son environnement professionnel dans lequel elle ne s’est jamais épanouie (elle n’a jamais vraiment travaillé mais occupé des petits emplois à temps partiel), désocialisation, isolement,… .

Il y a 2 ans à l’occasion d’une crise et d’une situation dont je perds le contrôle, je fais la demande d’une hospitalisation (HDT) . Elle retrouve une logique implacable au moment où elle est amenée à l’hôpital et les médecins n’ont aucun ou que peu d’éléments de diagnostic de paranoïa ou autres troubles qui justifieraient une obligation de soins (je n’ai pas eu évidemment accès à son dossier, il s’agit donc de la retranscription de ce qui m’a été confirmé verbalement ou du moins ce que j’en ai compris à l’occasion d’un seul rendez-vous, les enfants et les personnes qui ont été témoins des troubles de mon épouse, malgré ma demande, ne sont pas entendus pendant cette hospitalisation et ne peuvent donc confirmer mes propos auprès des médecins). Elle sort de l’hôpital au bout de 3 jours sans traitement avec quelques visites programmées. Les visites en milieu hospitalier durent 3 mois environ (mais elle n’est pas présente à toutes), elle abandonnera aussi rapidement les entretiens avec une psychanalyste qu’on lui a fortement recommandée. Depuis elle est encore plus méfiante, elle n’a évidemment plus de médecin traitant ou psychiatre qui pourraient signer une HDT, elle n’a accepté de voir qu’une psychanalyste trois ou quatre fois parce que informé qu’elle ne pourrait pas signer un acte d’HDT . De nouveaux délires voient le jour : en plus des écoutes, elle fait état de vidéos, de surveillances, de l’utilisation de sosies pour provoquer ses réactions, de messages subliminaux qu’on lui adresse à la radio, sur des panneaux publicitaires ou même des plaques d’immatriculation, de complots pour lui nuire à elle et à nos enfants,… . Sa violence augmente,… .

Les services psychiatriques de l’hôpital Purpan ainsi que ceux de l’EMIC de l’hôpital Marchant (de Toulouse) ont tenté depuis Septembre dernier quelques approches pour l’accompagner vers des soins (prises de contact qui ont été possibles grâce à la complicité d’une infirmière qui a agi à titre personnel pour obtenir 2 malheureux rendez-vous), mais elle est très peu réceptive et pour le moment ces approches n’ont pas donné les résultats que nous espérions (voir même pire ont déclenché des violences dont je suis la principale victime avec les enfants qui en sont témoins). Devant le refus de mon épouse, les services hospitaliers n’ont à priori aucun droit pour favoriser son accompagnement vers des soins, ces services craignent même que la situation se retourne, m’a-t-on plus ou moins dit, contre eux si mon épouse leur reprochait un harcèlement aux soins, donc après un rendez-vous manqué quasi rien n’est fait pour essayer d’en obtenir un autre. Pourtant l’infirmière qui a accepté de nous aider avait très facilement en une entrevue de 15mn (en dehors du cadre hospitalier) et quelques contacts téléphoniques de quelques minutes su gagner la confiance de mon épouse et la convaincre d’un rendez-vous avec un psychiatre, malheureusement après 2 ou 3 rendez-vous avec deux différents psychiatres (du CHU Purpan et de l’équipe mobile de l’EMIC), personne n’essaie de rétablir le contact quand elle refuse les rendez-vous suivants et nous nous retrouvons les enfants et moi-même seuls à gérer ses souffrances.

J’ai informé les services sociaux de notre situation en Octobre dernier. A défaut de pouvoir mettre en place des soins pour mon épouse, une procédure de protection des enfants m’est proposée (elle aurait été imposée si je l’avais refusée compte-tenu de la situation que je décris). Cette procédure encadrée par des protocoles très administratifs et totalement inappropriés à notre situation a eu des effets qui contrairement à mes attentes ne font qu’empirer l’état de mon épouse, sa souffrance et la nôtre (voire même nous ont mis plusieurs fois en situation de danger). Mon épouse est informée que notre fils a été entendu dans le cadre de cette procédure (elle a dû être informée que notre fille le serait aussi mais ne l’a pas compris ou retenu). Les enfants ont été entendus en Novembre dernier, notre fille ne lui en a jamais parlé et ne souhaite évidemment pas le faire par crainte de la réaction de sa maman qui a déjà très mal vécu la rencontre de notre fils avec les assistantes sociales.
Les enfants rencontrés dans leur établissement scolaire trouvent difficiles ces entrevues, on ne leur donne à priori que peu d’outils et d’arguments pour expliquer à leurs camarades la raison de ces rencontres qui sont organisées pendant les cours. Il serait pourtant facile en informant les enseignants d’expliquer à leurs camarades que mes enfants sont entendus comme des représentants de leur école par des personnels du rectorat dans le cadre d’un suivi de tous les établissements scolaires plutôt que pour évaluer de possibles difficultés familiales. Le plus jeune 10 ans a eu quelques difficultés à gérer les questions de certains de ses camarades, heureusement ses camarades les plus proches ont su écarter les questions les plus gênantes et notre fils s’en est sorti avec quelques mensonges, notre fille 13 ans plus habile et au collège a su mieux gérer cette situation.

D’autres maladresses et erreurs sont commises, de ma part bien sûr, mais malheureusement aussi de la part des services sociaux et hospitaliers, un de ces services par exemple contactent mon épouse le 24 Décembre au matin pour lui proposer un rendez-vous. La réaction de mon épouse ne se fait pas attendre et dans les heures qui suivent nous quittons Toulouse pour improviser des fêtes de noël chez mes parents : 5 jours de souffrances pendant lesquels en plus d’exposer les enfants aux délires et violences de mon épouse, mes parents âgés de 80 ans sont confrontés aux troubles et parfois violences de mon épouse.

En début d’année, nous recevons une convocation des assistances sociales pour nous présenter le résultat de leur enquête, je n’en suis pas moi-même informé et nous ne nous présentons pas à cette convocation, mais je comprends vite qu’il se passe quelque chose, mon épouse étant soudainement très violente (jusqu’à des menaces à l’arme blanche, elle lève plusieurs fois des couteaux au-dessus de moi mais les abat sur une table en m’évitant à chaque fois, je suis roué de coups de poings, de coups de pieds et mordu). Un certificat de médecin légiste sera établi à cette occasion. Les menaces accompagnées de coups sont fréquentes depuis des années, les enfants en étaient témoins auditifs et rarement témoins oculaires, ma fille parfois quand elle se risquait à intervenir voyait mon épouse me bousculer ou porter quelques coups, mais depuis ces derniers mois ces violences se produisent en présence directe des enfants (qui sont dans la même pièce au moment où la crise démarre), les crises qui alternent des périodes d’interrogatoires, de menaces, de bousculades et de coups, duraient jamais plus de 30mn, elle ont dépassé lors des dernières crises l’heure. En mon absence il n’est pas rare que des portes soient endommagées, des matériels électroménagers détruits (cafetière, machine à pain, téléphones,….). Des dommages sur notre véhicule sont aussi à déplorer à l’occasion de petits accrochages, mon épouse passe aussi une colère en frappant notre véhicule de coups de pieds (un évènement rapporté par notre fils et une camarade de classe présente dans le véhicule lors des faits).
Lors de nos derniers déplacements que nous faisons tous ensembles, mon épouse m’interdit de conduire malgré mes oppositions et celles des enfants et profite de sa position au volant pour exercer au travers de conduites dangereuses des menaces pour que nous lui révélions (moi et ma fille) qui sont les personnes qui m’aident dans le complot qui cherche à lui nuire (vitesses excessives et refus de s’arrêter alors que ma fille est malade, un autre jour nous tournons pendant 20mn sur un rond-point parfois à vive allure au milieu d’autres véhicules,…). La troisième fois en quelques jours qu’elle utilise notre véhicule pour nous terroriser je prends la décision d’immobiliser le véhicule profitant d’un arrêt en arrachant le levier de vitesse, je suis roué de coups pendant quelques minutes en suivant et finalement mordu, des passants sont témoins dans la ville de Gap de cet évènement mais personne n’interviendra malgré qu’à moment donné j’appelle au secours, les enfants présents ont été profondément choqués. Je refuse depuis de monter dans le même véhicule lors de longs déplacements.

Des menaces de mort et de torture dont je suis la cible principale sont proférées régulièrement. En présence de notre fille, mon épouse évoque ma mise à mort après de terribles souffrances ‘’en m’arrachant la peau de ses ongles’’, ‘’en buvant mon sang’’ selon ses propres mots.
Des menaces de mort ont aussi été proférées en ma présence et celle des enfants à l’encontre de ‘’copains’’ (des parents des clubs sportifs des enfants, un ami médecin avec qui je n’ai quasiment plus de contact, les médecins et leurs équipes des centres hospitaliers de Toulouse, les services de police en raison d’une amitié avec un cadre de la police nationale et la présence dans un club que fréquente les enfants d’un responsable des services de la police municipale,…..etc.).
Dans ces phases d’agressivité verbales et/ou physiques, mon épouse présente une expression faciale inquiétante avec des contractions inhabituelles des muscles du faciès et un regard également plus perçant.

Pour ne pas exposer davantage les enfants au spectacle des violences que je subis, je dors depuis deux mois chez un couple d’amis (la peur d’un évènement plus dramatique a aussi certainement pesé dans cette décision difficile). Ma fille, quand mon épouse lui laisse son téléphone, m’informe de la situation, nos voisins au courant de notre situation, me préviennent en cas d’évènements inhabituels, quand je perçois que mon épouse est excessivement tendue il m’est arrivé la nuit de faire discrètement de temps en temps le tour de la maison pour vérifier que tout va bien et veiller à la sécurité des enfants. Je passe tous les matins de la semaine récupérer notre fils pour le conduire à des entrainements sportifs et/ou à l’école, je passais tous les weekends pour faire faire à nos enfants les devoirs de la semaine, certains soirs je récupère notre fille après ses activités sportives quand mon épouse en exprime la demande. Mon épouse épuisée et qui s’est elle-même écartée, à cause des délires que maintenant elle partage avec tout le monde, des parents des clubs sportifs des enfants avec qui elle avait pourtant noué des relations de qualité, me demande maintenant de conduire les enfants à leurs compétitions ou autres activités de loisirs. Mais en dehors du cadre de compétitions elle refuse de se séparer des deux enfants en même temps pour les laisser passer un weekend avec moi.
Les premiers weekends après avoir quitté notre domicile, je leur faisais faire les devoirs à la maison mais suite à des violences j’évite aujourd’hui de le faire et j’ai passé plusieurs weekends sans pouvoir voir les enfants, leurs résultats scolaires encore bons sont en baisse.
J’essaie autant que je le peux d’être présent mais la multiplication des évènements violents et parfois les refus de mon épouse d’accès à notre domicile, ne me permettent pas de l’être assez pour exercer pleinement mon rôle de père. Cette situation ne peut durer, malgré tous mes efforts pour surveiller mon épouse avec l’aide d’amis voisins, quand elle est seule avec les enfants, elle continue de tenir des propos très incohérents (évoquant les pièges qu’elle s’imagine que nous lui tendons, parlant d’écoutes, de sosies, de messages qu’on lui adresse au travers de consignes scolaires, à la radio ou autres), même si elle n’a jamais été violente avec les enfants, en mon absence je crains que ses colères se reportent tôt ou tard sur notre fille ainée, et je redoute les effets que produiront sur les enfants des propos de plus en plus incohérents.

Lors de mon passage quotidien, un matin à l’occasion d’une violente crise, mon épouse m’a enfermé avec elle et notre fille dans notre domicile, bousculé et mordu en la présence de notre fille. Mon porte document a été vidé de son contenu malgré mes oppositions et celle de ma fille. Passeports, permis de conduire, carte d’identité, carte bancaire professionnelle, carte mutuelle, clefs de sécurité d’accès à des serveurs professionnels, disque dur,… ont été déchirés ou confisqués lors de cette crise.
Autre fait inquiétant, des courriers dans lesquels figurent les noms de quelques personnes qui m’aident et pour certaines qui pourraient témoigner des délires qu’elle a exprimés en leur présence sont maintenant vraisemblablement en sa possession.
Un nouveau certificat a été établi par un médecin légiste suite à ces nouvelles morsures.

Les services de Police (inclus la SAVIM et la brigade de la protection des familles) ont été rencontrés ou contactés à 4 reprises ces derniers mois mais aucune intervention de leur part, ma prise de contact se faisant après la crise et pas pendant (l’absence d’un appel pendant la crise m’a été reproché par certains agents, je souhaiterais savoir comment faire pour appeler les services de Police, sans faire prendre des risques aux enfants qui sont toujours présents au moment de ces crises, face à une personne souffrant de troubles paranoïaques en pleine crise qui parfois vous a déjà confisqué le téléphone et si pas le cas ne vous laissera jamais le saisir). Sur la recommandation des agents de Police seule une main courante a été déposée, le dépôt d’une plainte déconseillé car inadapté à la situation selon les différents agents rencontrés. Il est évident pour ces agents de Police que mon épouse a besoin de l’aide de soignants et que des agents de Police ne pourraient pas grand-chose à part provoquer des réactions violentes (voire sa fuite avec les enfants à l’étranger) lors d’une confrontation qui serait probablement organisée si je déposais une plainte.

Les assistantes sociales des services sociaux en charge de la protection des enfants m’ont informé lors de notre dernier entretien que notre dossier avait été transmis aux autorités judiciaires.

Après des semaines d’attente, après de nouvelles violences et sans nouvelles des services sociaux et des autorités judiciaires, sur les conseils d’un agent de Police, j’informe moi-même le Procureur de la République de notre situation.

Il y a trois semaines, nous sommes convoqués par le tribunal des enfants, pour la première fois une juge semble comprendre notre situation après un entretien très bref avec les enfants. La juge essaie de nous expliquer qu’elle va saisir un service judiciaire de la protection de la jeunesse pour une nouvelle évaluation et un suivi de notre situation, mais mon épouse très tendue ne comprend pas réellement ce que cela signifie. Cette convocation au tribunal est à nouveau une épreuve pour mon épouse et les enfants. Une fois tous sortis du tribunal, nous nous retrouvons avec les enfants seuls à essayer d’apaiser mon épouse mais cela n’empêche pas des insultes et quelques bousculades qu’elle n’arrive pas à retenir (y compris devant le tribunal et devant témoins). Chaque rendez-vous donne suite à des périodes très difficiles pour les enfants et eux-mêmes me demandent d’arrêter toutes ces actions si elles doivent continuer à être menées en les exposant.

Depuis, une convocation des services de protection de la jeunesse nous est adressée sans que j’en sois moi-même informée, pourtant j’ai au travers de courriers informé tous les services (sociaux, hospitaliers, de police, judiciaires,…) de ma nouvelle adresse. Il semblerait qu’à nouveau le dossier complet n’ait pas été transmis au nouveau service en charge de notre dossier et pour cette raison je n’ai pas été informé de cette convocation. Mon épouse qui a décidé de partir à l’étranger pour 2 semaines (faisant manquer quelques jours d’école aux enfants) ne se présentera pas évidemment à ce rendez-vous.
Dans le même temps je reçois à mon nouveau domicile, une demande de l’adjoint du Procureur pour aller déposer une plainte pour coups, blessures et menaces afin de permettre la mise en place des moyens nécessaires au traitement de notre dossier. J’ai encore à nouveau la mauvaise impression que l’information ne circule pas entre ces différents services et que notre dossier passe d’administration à administration, de service à service sans qu’aucun des services en question n’aient les moyens de mettre en place l’aide que nous demandons : accompagner mon épouse vers des soins sans la violence d’une hospitalisation qui aura lieu à l’occasion d’un évènement dramatique si nous ne faisons rien pour l’aider.


Mes attentes suite à ce témoignage :

J’ai rencontré des soignants et des familles qui font face à des situations similaires, je sais que cela sera très difficile mais je reste convaincu que ma présence auprès des enfants est aujourd’hui indispensable et je reste convaincu que si mon épouse reçoit des soins je pourrais aussi continuer de l’aider. Je n’exclue pas que mon épouse puisse être hospitalisée (je suis sûr que cela arrivera tôt ou tard si nous ne faisons rien), mais mon objectif reste de continuer à l’aider en espérant si des soins arrivent à l’apaiser que nous arrivions à reformer une famille.

Je tiens à préciser que jamais je n’ai moi-même porté le moindre coup sur mon épouse, je me suis toujours maitrisé, quand je suis roué de coups j’essaie de rester vigilant pour que mes réflexes de protection ne puissent pas être interprétés par mon épouse comme des agressions de ma part, ceci pour éviter tout surenchérissement de la sienne qui pourrait amener la situation à dégénérer.

Je me suis toujours tenu à la disposition des médecins, à celle des services sociaux et de police et maintenant judiciaires qui souhaiteraient m’entendre, mais malgré ma disponibilité les quelques rencontres que j’ai obtenues n’ont pour le moment pas permis de nous aider. Une seule rencontre avec un médecin psychiatre qui a approché mon épouse à l’occasion de sa seule hospitalisation de 3 jours il y a deux ans, seuls quelques personnels infirmiers ont pris le temps de m’écouter ces derniers mois et une infirmière a pris l’initiative de me rappeler 3 fois sans je pense que sa hiérarchie en soit réellement informée.

Mon engagement tout au long de ma carrière professionnelle, me permet aujourd’hui de garder toute la confiance de mes collaborateurs (seul mon directeur de département que je connais de longue date est au courant de ma situation). Une situation professionnelle plutôt favorable, des amis proches qui a de nombreuses reprises m’ont déjà aidé, tout cela combinée avec ma volonté inaltérable de vouloir continuer à m’occuper de mes enfants et de mon épouse, me permettent d’espérer en un avenir meilleur si nous recevons l’aide que je sollicite des pouvoirs publics.

Je comprends que les méthodes de traitement de notre situation doivent être encadrées par des protocoles auxquels on ne peut déroger, mais je souhaiterais avoir la confirmation d’avoir exploré tous les outils légaux pour engager les approches les plus appropriées à cette situation. Des avocats déjà contactés m’engagent vers des voix qui ne me semblent pas adaptées (divorce, plainte, il a même été évoqué un dépôt de plainte contre une administration pour refus d’aide à personne en danger), je ne peux pas croire qu’en France, nous ne trouvions pas les moyens appropriés pour accompagner un paranoïaque vers des soins sans attendre un évènement dramatique.

Mon épouse à 44 ans aujourd’hui et j’en ai 50 . Je considère que notre situation est des plus préoccupantes et dangereuse pour mon épouse, les enfants et certaines personnes de notre entourage.

Avec ce témoignage, je souhaiterais établir le contact avec des personnes qui ont des conseils à partager (des professionnels, avocats, soignants ou des personnes qui comme moi ont été victimes de situations similaires).
Je suis épuisé par des communications au travers de courriers ou forum, j’ai déjà rencontré plusieurs familles de l’UNAFAM dans des réunions et je les remercie de leurs conseils, mais j’attends aujourd’hui en réponse à ce message la possibilité d’établir un contact téléphonique et bénéficier de conseils rapides et pratiques appropriés à notre situation.

Si les personnes en mesure de m’aider ne souhaitent pas me communiquer leur téléphone, je vous communiquerai bien sûr le mien afin d’être rappelé.

Merci,

Chryo




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